Samedi 3 Novembre

Dans le vent large des chemins de traverse

Textes de Gaston Couté dits par Bernard Meulien, accompagné à l’accordéon par Lucie Taffin

« Ce soir-là Bernard Meulien était campé sur le bord de la scène, tout bleu et noir, discourant tranquillement avec l’assurance de celui qui a tant à dire, quand tout déborde… singulièrement habité par Couté, il nous restitue sa verdeur et sa lucidité sans outrance, ni folklore : tout simplement. » (A Bidault)

Lucie Taffin le rejoint ce soir avec accordéon et quelques chansons de l’auteur.

Gaston Couté est né à Beaugency dans le Val de Loire (1880-1911). Il monte à Paris à l’âge de 18 ans dit ses textes dans les cabarets de Montmartre. Il emporte avec lui de son pays natal un accent particulier et un lyrisme nouveau ; son oeuvre patoisante pour la plupart des textes reste et restera car elle est universelle. Poète d’instinct, Couté est un écolo-libertaire avant l’heure, amoureux de la nature et de la vie, révolté exaspéré et indomptable contre la bêtise et les bassesses de notre société.

Vendredi 16 Novembre

Yerushe

Ce projet, fondé par Eléonore Biezunski en 2014, puise son répertoire dans les tiroirs des collections de folklore yiddish (Ruth Rubin, Moshe Beregovski, Zusman Kisselgof), et donne à entendre des perles méconnues ou oubliées, chacune charriant son lot d'histoires et d'Histoire, d'expériences vécues, de combats, d’espoirs…

 

Les chansons collectées par la folkloriste pionnière Ruth Rubin (1906-2000) dessinent un imaginaire populaire habité de jeunes femmes rebelles, de couples clandestins, d'hommes trompés, d'ouvriers et d'artisans, de voleurs et de révolutionnaires. Le "petit peuple" de ce monde chante, berce, scande et psalmodie. Il parle à notre temps avec une actualité parfois déconcertante.

La chanson le dit : "Le métier, je l'ai reçu en héritage : il ne faut certes pas voler, mais... prendre, on peut !” Prendre, mais pas voler... Cela rappelle étrangement ce que s'évertuent à faire les musiciens traditionnels ! Puiser dans un héritage commun, et y mettre sa pâte ? N'est-ce pas le propre d'une tradition vivante, de se voir sans cesse appropriée, réinventée voire détournée ?

Eléonore Biezunski • violon, chant / directrice artistique, productrice

Piotr Odrekhivskyy • accordéon

François Puyalto • contrebasse


Michel Schick • clarinettes, flûte traversière, ukulele


Michel Taïeb • banjo, percussions / réalisateur de l'album